" Les systèmes d’observation externe se fondent sur le caractère ouvert des réseaux P2P. Mais, si les conséquences de l’observation en terme de sanction augmentent, il est probable que le recours au chiffrement progressera ce qui pourrait réduire la portée de ces mécanismes, voire les rendre inopérants. Par ailleurs, les réseaux P2P ont tendance à évoluer vers des « réseaux d’amis » où ne sont admis que les participants identifiés par le groupe, ce qui rend impossible l’observation « cachée » des réseaux P2P actuellement pratiquée. "
mercredi, juin 24, 2009
Les corones des Tanuki
lundi, juin 22, 2009
Ludovic Tournès - Du phonographe au MP3

Présentation par l'éditeur
À l'heure où l'industrie de la musique est engagée depuis le début des années 2000 dans une mutation historique, cet ouvrage fournit un éclairage indispensable pour en comprendre les enjeux à la fois techniques, économiques et culturels. Mondialisation du marché, formation de grands groupes multimédias, rapports entre majors et indépendants, évolution des techniques d'enregistrement, métissage des musiques, mutation des formes de l'écoute : autant de problèmes qui gagnent à être analysés ensemble et replacés dans une perspective de long terme, mettant ainsi en évidence le bouleversement provoqué par l'apparition du disque dans le rapport qu'entretiennent les sociétés contemporaines avec la musique.
Ainsi, il sera question dans cet ouvrage à la fois de l'histoire des techniques, du cylindre au MP3 ; de l'histoire de l'industrie du disque ; de l'histoire des musiciens, qui ont vu les conditions d'exercice de leur art bouleversées par l'apparition de l'enregistrement sonore ; de l'histoire des publics enfin, dont on oublie trop souvent à quel point leur manière d'écouter la musique a, elle aussi, beaucoup évolué depuis le phonographe à pavillon jusqu'au baladeur numérique. Cette histoire foisonnante sera évidemment l'occasion de croiser les nombreux artistes, qui, tous styles confondus, ont contribué à faire de l'enregistrement musical un moyen majeur de diffusion de la musique : Enrico Caruso, Charles Trenet, les Beatles, Glenn Gould, Michael Jackson, et bien d'autres.
dimanche, juin 21, 2009
L'affaire Lambada...
LAMBADA ? C'est le symbole absolu, l'étalon du tube de l'été. En 1989, il déferle sur les ondes françaises, sans que l'on comprenne bien, au départ, s'il s'agit d'une publicité pour Orangina ou d'une opération spéciale de TF1 - ce sont les deux, en fait. En juillet et août, TF1 passe 250 fois le clip, Europe 1 diffuse la chanson deux fois par jour, Orangina organise des nuits lambada dans une centaine de discothèques. Puis, où qu'on aille dans le monde, pendant plus d'un an, on entend La Lambada. Les télés sont saturés du clip qui montre, sur fond de plage, de mer et de ciel impeccablement bleu, un couple de danseurs dans une superbe frénésie. Pour l'occasion, on ressuscite la fameuse réflexion de Clemenceau à propos du tango : « De mon temps, ça se dansait couché.» Mais ce qui aurait pu rester dans l'histoire comme un des plus superbes « coups » commerciaux de la musique populaire restera aussi dans les mémoires comme le plus calamiteux des hold-up du show-biz contemporain.
[La suite ici...]
Les gens énervés de 1986 à nos jours...
Slayer - Reign in Blood - 1986
A présent ils plient les genoux (à voir en entier, c'est plein de rebondissements) :
lundi, juin 15, 2009
J'aimerais que Kyo se prononce sur HADOPI
Jusqu'alors discret sur le sujet, Nicolas Sarkozy est lui aussi entré en piste en se déclarant prêt à « chasser les logiciels » de téléchargement qu'il juge illégaux et à se doter d'outils juridiques pour lutter contre les sites les exploitants. Tout un programme... Pour expliquer sa position, Nicolas Sarkozy évoque une concertation effectuée avec des « représentants » du monde de la musique - en particulier le président d'Universal France, Pascal Nègre, le P-DG de la FNAC ou encore des chanteurs de renom. Parmi ces derniers, le groupe Kyo s'est fait remarquer par ses paroles chocs : « Le truc qui m'a le plus parlé dans ce qu'il [Nicolas Sarkozy] nous a dit, c'est la possibilité de fermer un site de téléchargement illégal parce que c'est s'attaquer aux gens qui proposent de la musique gratuite et non pas s'attaquer aux internautes » et d'ajouter qu'avec Internet, « on peut faire n'importe quoi. On peut empêcher ces sites d'être utilisables en France. Ils le font bien en Chine ».
Le Monde Informatique 10/03/06
samedi, juin 13, 2009
La CNIL veille
Des panneaux publicitaires numériques qui diffusent de la publicité et mesurent son audience ont été installés dans la station Métro-RER Charles de Gaulle-Etoile à Paris. Afin de contrôler leur fonctionnement, la CNIL s'est rendue à la station Charles de Gaulle-Etoile ainsi que dans les locaux de Majority Report et Métrobus, la régie publicitaire des transports parisiens
A l’occasion des contrôles sur place effectués par la CNIL, il a été constaté que ces panneaux publicitaires sont équipés d'un écran et d'un dispositif Bluetooth permettant l'envoi de publicité (désactivé au jour du contrôle). Un module de mesure d'audience est également intégré aux panneaux publicitaires. Il est composé de deux caméras et de circuits électroniques.
Le dispositif consiste à déduire des images issues des caméras le nombre de personnes regardant le panneau et le temps durant lequel le visage regarde la publicité. Ces images ne sont ni enregistrées, ni transmises à des tiers, ni même visibles par les différents prestataires. Contrairement à d'autres dispositifs, la détermination du sexe et de l'âge des personnes n’est pas effectuée.
Ainsi, en première analyse, le dispositif ne relève donc pas de la loi du 21 janvier 1995 d’orientation et de programmation pour la sécurité, qui traite notamment des systèmes de vidéosurveillance soumis à l’obtention d’une autorisation préfectorale préalable.
Toutefois, par l’intermédiaire de ces panneaux publicitaires, il pourrait être considéré qu’un traitement de données à caractère personnel, soumis à la loi "informatique et libertés", est mis en œuvre.
En effet, si seules des données statistiques sont conservées à l’issue du traitement, il n’en demeure pas moins que celui-ci est réalisé à partir d’images qui comportent des visages identifiables, qui sont des données à caractère personnel. Une comparaison peut être opérée avec les processus d’anonymisation de données personnelles, pour lesquels la Commission est compétente.
Dans ce cas, la CNIL serait amenée à apprécier la légitimité de ces dispositifs équipés de caméras effectuant un "vidéocomptage", à examiner la pertinence des données collectées et à s’assurer du respect des droits reconnus par la loi informatique et libertés et notamment du droit à l’information des personnes.Trouvé sur le site de la CNIL
vendredi, juin 12, 2009
Une licence globale aux Etats Unis? - Article Numerama
Choruss : 3 majors pour une licence globale aux Etats-Unis
Alors que la France aurait pu être pionnière de la licence globale si le gouvernement de Dominique de Villepin n'avait pas fait revoter l'article 1er de la loi DADVSI qu'avaient amendé les socialistes, ce sont les Etats-Unis qui, quatre ans plus tard, s'apprêtent à mettre en place une licence globale à l'américaine. Trois des quatre majors y sont déjà favorables.
Lire l'article sur Numerama
jeudi, juin 11, 2009
Chronique d'un été - Jean Rouch et Edgar Morin
Marceline arrête des passants dans les rues de Paris et, micro en main, leur demande : êtes-vous heureux ? Qu'est-ce que ça peut vous f..., tranche un homme pressé. Un garçon en culottes courtes s'enfuit. Une dame pèse le pour et le contre... Les questions-réponses s'enchaînent et l'on entre de plain-pied dans la France de 1960, cette France que le cinéaste Jean Rouch et le sociologue Edgar Morin entreprennent de sonder. Le ton est badin, léger. Il le redevient à la fin du film, sur les plages de Saint-Trop', en compagnie d'une sosie de Brigitte Bardot. Entre les deux, on passe des images en extérieur aux entretiens en intérieur. Jean-Pierre, Angelo, Marie-Lou ont entre 20 et 40 ans. Ils parlent de leur travail, de leurs amours, de la manière dont ils voient leur vie. Bientôt s'installe le sentiment d'un profond mal-être. C'est l'éternel recommencement du travail pour Angelo, ouvrier chez Renault. Ce sont les illusions perdues, pour cet homme mûr, ancien militant du PCF. Ce sont les déceptions amoureuses, pour ces jeunes hommes et femmes qui, déjà, s'adonnent aux joies et aux détresses de l'amour libre. Le film réussit une gageure. Il véhicule des paroles qui semblent étrangement familières au spectateur d'aujourd'hui. C'est en même temps une époque qui prend corps, les années d'avant 1968, et les quatre décennies qui nous en séparent. Ce film, raconte E. Morin, est parti du désir qu'il avait de montrer comment les Français se « dépatouillaient » avec leur vie. Le sociologue avait du flair ? ils avaient beaucoup à dire. Mais cette œuvre de « cinéma-vérité » traverse les années par la grâce du cinéma de J. Rouch. Celui-ci avait à son actif une quinzaine de films documentaires, dont certains ont marqué et l'époque et notre mémoire de l'Afrique coloniale : Les Maîtres fous (1954) ou Moi, un Noir (1958). Dans Chronique d'un été, J. Rouch devance bien des audaces de la Nouvelle Vague ? caméra-épaule, son en prise directe. Dans une scène époustouflante, Marceline traverse la place de la Concorde et marche jusqu'aux anciennes Halles de Paris, en évoquant la mémoire de son père, déporté comme elle dans un camp de la mort. Elle parle à un micro invisible, elle se parle à elle-même, dans le bruissement de la ville. Le « cinéma-vérité, dit J. Rouch, est fait de mensonges (qui), par un hasard singulier, sont plus vrais que la vérité ».France Culture - Place de la toile
Ecouter
Et si nous (re)débattions de la loi « Création et Internet », parfois baptisée « loi Hadopi », ou encore « loi Olivennes » d'après son principal inspirateur, et qui concerne principalement les droits d'auteur sur Internet ? Cette loi Hadopi qui a pour rôle la mise en oeuvre d'une « riposte graduée » contre le téléchargement numérique illégal est-elle une bonne loi ? A douze jours de la présentation du texte devant le Sénat, et quelques semaines après le vote de "l'amendement 138" au Parlement européen, qui pourrait remettre en cause le principe de la riposte graduée, au coeur de cette loi, trois avocats spécialistes en Droit de la Propriété Intellectuelle ont posé cette question jeudi 16 à "La Cantine" sous la forme d'un vrai-faux procès et y reviennent aujourd'hui en direct.
Avec Serge Vatine, Lucile Brandi-Sommerer et Jérôme Giusti, Avocats spécialistes en Droit de la propriété intellectuelle.
France Culture - Les Pieds sur Terre : La bouteille à la mer
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Une bouteille contenant une lettre bouleversante et deux mèches de cheveux a échoué sur les côtes anglaises il y a un peu plus d’un an. Karen Liebreich raconte son émotion et sa recherche de l’auteur de la lettre.
Un reportage de Sonia Kronlund
Réalisation : Emmanuel Geoffroy






